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Nougaro
Paroles et musique (à capella ou avec orchestration)

Ecoutez,Armstrong
Armstrong je ne suis pas noir, je suis blanc de peau
Quand on veut chanter l'espoir, quel manque de pot
Oui j'ai beau voir, le ciel, l'oiseau, rien, rien, rien ne luit là-haut
Les anges, zéro, je suis blanc de peau
Ecoutez la version avec orchestration
Ecoutez la version à capella


Armstrong tu te fend la poire, on voit toutes tes dents
Moi je broie plutôt du noir, du noir en dedans
Chante pour moi, Louis, oh oui, chante, chante, chante, ça tient chaud
J'ai froid, oh moi, qui suis blanc de peau


Armstrong la vie, quelle histoire, c'est pas très marrant
Qu'on l'écrive blanc sur noir, ou bien noir sur blanc
On voit surtout, du rouge, du rouge, sans, sans, sans trêve ni repos
Qu'on soit, ma foi, noir ou blanc de peau
Armstrong un jour tôt ou tard, on n'est que des os
Est-ce que les tiens seront noirs ? Ce serait rigolo
Allez Louis, alléluia, au-delà de nos oripeaux
Noir et blanc, sont ressemblants comme deux gouttes d'eau
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Ecoutez, Une petite fille en pleurs
Une petite fille en pleurs
Dans une ville en pluie
Et moi qui cours après
Et moi qui cours après
Au milieu de la nuit
Mais qu'est-ce que je lui ai fait
Une petite idiote
Qui me joue la grande scène
De la femme délaissée
Et qui veut me faire croire
Qu'elle vas se noyer
C'est de quel côté la Seine?
Ecoutez la version avec orchestration
Ecoutez la version à capella

Mais qu'est-ce que je lui ai fait?
Qu'est-ce qu'elle me reproche?
Qu'est-ce qui lui a pris?
Lorsque je l'ai trompée
Elle l'a jamais appris
C'est pas elle qui s'approche

 

Tu m'aimes vraiment dis-moi
Tu m'aimes tu m'aimes tu m'aimes
C'est tout ce qu'elle sait dire
En bouffant en me rasant
Quand je voudrais dormir
Faut lui dire que je l'aime
Une petite fille en pleurs
Dans une ville en pluie
Où est-elle nom de Dieu?
Elle a dû remonter
Par la rue de Rivoli
J'ai de la flotte plein les yeux
Parce qu'elle avait rêvé
Je ne sais quel amour
Absolu éternel
Il faudrait ne penser
N'exister que pour elle
Chaque nuit chaque jour
Voilà ce qu'elle voudrait
Seulement y'a la vie
Seulement y'a le temps
Et le moment fatal
Où le vilain mari
Tue le prince charmant
L'amour son bel amour
Il ne vaut pas bien cher
Contre un calendrier
Le battement de son coeur
La douceur de sa chair
Je les ai oubliés

 

Où donc est-elle partie
Voilà qu'il pleut des cordes
Mon Dieu regardez-moi
Me voilà comme un con
Place de la Concorde
Ça y est: je la voie

Attends-moi attends-moi
Je t'aime je t'aime je t'aime


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1 )

Quand le jazz est
Quand le jazz est là
La java s'en
La java s'en va
Il y a de l'orage dans l'air
Il y a de l'eau dans le gaz
Entre le jazz et la java

2)

Chaque jour un peu plus
Y'a le jazz qui s'installe
Alors la rage au coeur
La java se fait la malle
Ses petites fesses en bataille
Sous sa jupe fendue
Elle écrase sa gauloise
Et s'en va dans la rue

3)

Quand le jazz est
Quand le jazz est là
La java s'en
La java s'en va
Il y a de l'orage dans l'air
Il y a de l'eau dans le gaz
Entre le jazz et la java

4

Quand j'écoute béat
Un solo de batterie
Voilà la java qui râle
Au nom de la patrie
Mais quand je crie bravo
A l'accordéoniste
C'est le jazz qui m'engueule
Me traitant de raciste

5)

Quand le jazz est
Quand le jazz est là
La java s'en
La java s'en va
Il y a de l'orage dans l'air
Il y a de l'eau dans le gaz
Entre le jazz et la java

6)

Pour moi jazz et java
C'est du pareil au même
Je me saoule à la Bastille
Et me noircis à Harlem
Pour moi jazz et java
Dans le fond c'est tout comme
Le jazz dit "come on"
La java dit "go on"

7)

Quand le jazz est
Quand le jazz est là
La java s'en
La java s'en va
Il y a de l'orage dans l'air
Il y a de l'eau dans le gaz
Entre le jazz et la java

8

Jazz et java copains
Ça doit pouvoir se faire
Pour qu'il en soit ainsi
Tiens je partage en frère
Je donne au jazz mes pieds
Pour marquer son tempo
Et je donne à la java mes mains
Pour le bas de son dos
Et je donne à la java mes mains
Pour le bas de son dos

 
     
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Ecoutez, JE SUIS SOUS

1

Je suis sous, sous, sous
Sous ton balcon
Comme Roméo
Oh Oh Marie-Christine
Je reviens comme l'assassin
Sur les lieux de son crime
Mais notre amour n'est pas mort
Hein? dis-moi que non

Depuis que l'on s'est quitté
Je te jure que j'ai bien changé
Tu ne me reconnaîtrais plus
Et d'abord je ne bois plus

2

Je suis rond, rond, rond
Rongé de remords
Je suis un salaud
Oh Oh Marie-Christine
Je t'en prie encore une fois
Montre-toi magnanime
Donne-moi une chance encore
Dis! recommençons

En moi il y a du bon aussi
Ne me fais pas plus noir que je suis!


3

Je suis bourré, bourré, bourré
De bonnes intention
J'ai trouvé du boulot
Oh Marie-Christine
C'est sérieux, j'ai balancé
Mon dictionnaire de rimes
Je n'écris plus de chansons
Non! je travaille pour de bon

Mes copains que tu n'aimais pas
Maintenant ils rigolent sans moi
D'ailleurs je te les ai amené
Tu n'as qu'à leur demander

4

On est sous, sous, sous
Sous ton balcon
Comme Roméo
Oh Oh Marie-Christine
Ne fais pas la sourde oreille
A ce cri unanime
Je t'en supplie mon trésor
Réponds! Réponds!
Marie-Christine
Ne me laisse pas seul

Bon! Puisque c'est ça
Je vais me saouler la gueule!

 

 

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ecoutez, LES DON JUAN    
Ce qu'il faut dire de fadaises
Pour voir enfin du fond de son lit
Un soutien-gorge sur une chaise
Une paire de bas sur un tapis
Nous les coureurs impénitents
Nous les donjujus, nous les don Juan.

Mais chaque fois que l'on renifle
La piste fraîche du jupon
Pour un baiser, pour une gifle
Sans hésiter nous repartons
La main frôleuse et l'oeil luisant
Nous les donjujus, nous les don Juan.

Le seul problème qu'on se pose
C'est de séparer en deux portions
Cinquante-cinq kilos de chair rose
De cinquante-cinq grammes de nylon
C'est pas toujours un jeu d'enfant
Pour un donjuju, pour un don Juan.

 

Le mannequin, la manucure
La dactylo, l'hôtesse de l'air
Tout est bon pour notre pâture
Que le fruit soit mûr ou qu'il soit vert
Faut qu'on y croque à belles dents
Nous les donjujus, nous les don Juan.

Mais il arrive que le coeur s'accroche
Aux épines d'une jolie fleur
Ou qu'elle nous mette dans sa poche
Sous son mouchoir trempé de pleurs
C'est le danger le plus fréquent
Pour un donjuju, pour un don Juan.
Nous les coureurs du tour de taille
Nous les gros croqueurs de souris
Il faut alors livrer bataille
Ou bien marcher vers la mairie
Au bras d'une belle-maman
Pauvres donjujus, pauvres don Juan

 

Nous tamiserons les lumières
Même quand la mort viendra sonner
Et nous dirons notre prière
Sur un chapelet de grains de beauté
Et attendant le jugement
Nous les donjujus, nous les don Juan.

   
Retour haut de page Ecoutez, DANSEZ SUR MOI  

Dansez sur moi dansez sur moi
Le soir de vos fiançailles
Dansez dessus mes vers luisants
Comme un parquet de Versailles
Embrassez-vous, enlacez-vous
Ma voix vous montre la voie
La Voie lactée, la voie clarté
Où les pas ne pèsent pas
Dansez sur moi
Dansez sur moi
Dansez sur moi

 

Dansez sur moi dansez sur moi
Qui tourne comme un astre
Étrennez-vous, étreignez-vous
Pour que vos coeurs s'encastrent
Tel un tapis, tapis volant
Je me tapis sous vos pieds
C'est pour vous tous que sur mes doigts
La nuit je compte mes pieds
Dansez sur moi
Dansez sur moi
Dansez sur moi

Dansez sur moi dansez sur moi
Le soir de mes funérailles
Que la vie soit feu d'artifice
Et la mort un feu de paille
Un chant de cygne s'est éteint
Mais un autre a cassé l'oeuf
Sous un saphir en vrai saphir
Miroite mon sillon neuf
Dansez sur moi
Dansez sur moi
Dansez sur moi

  Ecoutez A TES SEINS  

 

Il vaut mieux s'adresser au Bon Dieu qu'à ses saints
Je ne dis pas non, mais là n'est pas mon dessein
Je n'en veux qu'à tes seins,
Je ne veux parler qu'à tes seins!

 

Sur terre un peu partout, retentit le tocsin
Je fais l'escalade vers des sommets plus sains
Je m'élève vers tes seins,
Je ne veux parler qu'à tes seins!

D'un rayonnement aigu invisible aux saints
Il protège leur tendre duvet de poussin
Innocents assassins,
Je ne veux parler qu'à
tes seins!

 

Ce poème maladroit, suspect et succinct
Je l'enfante comme si j'en étais enceint
Depuis Nice où tes seins
Giclaient blancs dans l'eau du bassin
Depuis Nice où tes seins
Giclaient blancs dans l'eau du bassin

Retour haut de page Ecoutez, Tu verras  
Ah, tu verras, tu verras
Tout recommencera, tu verras, tu verras
L'amour c'est fait pour ça, tu verras, tu verras
Je ferai plus le con, j'apprendrai ma leçon
Sur le bout de tes doigts, tu verras, tu verras
Tu l'auras, ta maison avec des tuiles bleues
Des croisées d'hortensias, des palmiers plein les cieux
Des hivers crépitants, près du chat angora
Et je m'endormirai, tu verras, tu verras
Le devoir accompli, couché tout contre toi
Avec dans mes greniers, mes caves et mes toits
Tous les rêves du monde

Ah, tu verras, tu verras
Tout recommencera, tu verras, tu verras
La vie, c'est fait pour ça, tu verras, tu verras
Tu verras mon stylo emplumé de soleil
Neiger sur le papier l'archange du réveil
Je me réveillerai, tu verras, tu verras
Tout rayé de soleil, ah, le joli forçat!
Et j'irai réveiller le bonheur dans ses draps
Je crèv'rai son sommeil, tu verras, tu verras
Je crèv'rai le sommier, tu verras, tu verras
En t'inventant l'amour dans le cœur de mes bras
Jusqu'au matin du monde

Ah, tu verras, tu verras
Tout recommencera, tu verras, tu verras
Le diable est fait pour ça, tu verras, tu verras
Je ferai le voyou, tu verras, tu verras
Je boirai comme un trou et qui vivra mourra
Tu me ramasseras dans tes yeux de rosée
Et je t'insulterai dans du verre brisé
Je serai fou furieux, tu verras, tu verras
Contre toi, contre tous, et surtout contre moi
La porte de mon cœur grondera, sautera
Car la poudre et la foudre, c'est fait pour que les rats

Envahissent le monde

 

Ah, tu verras, tu verras
Tout recommencera, tu verras, tu verras
Mozart est fait pour ça, tu verras, entendras
Tu verras notre enfant étoilé de sueur
S'endormir gentiment à l'ombre de ses sœurs
Et revenir vers nous scintillant de vigueur
Tu verras mon ami dans les os de mes bras
Craquer du fin bonheur de se sentir aidé
Tu me verras, chérie, allumer des clartés
Et tu verras tous ceux qu'on croyait décédés
Reprendre souffle et vie dans la chair de ma voix
Jusqu'à la fin des mondes

Ah, tu verras, tu verras

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Ecoutez, Sing sing Song

 
Quand le jour se lève sur Sing-Sing
On ne s'inquiète pas pour le temps
Qu'il pleuve ou qu'il fasse beau à Sing-Sing
On sortira pas pour autant
Vaut mieux laisser au clou la clé des champs
Ou sinon ça crache des pruneaux
Oh, Sing-Sing, oh, Sing-Sing
Ta chanson, ta chanson colle à la peau
Quand le jour se lève sur Sing-Sing
Par contre on s'inquiète pour le temps
Le temps qui reste à tirer à Sing-Sing
Y a de quoi se faire des cheveux blancs
Il paraît que c'est chouette d'avoir vingt ans
Oui mais pas derrière des barreaux
Oh, Sing-Sing, oh, Sing-Sing
Ta chanson, ta chanson dure un peu trop

Quand le jour se lève sur Sing-Sing
Et qu'c'est le dimanche qu'on attend
On va voir l'orchestre de Sing-Sing
Il faut dire qu'il swingue méchamment
L'dernier batteur avait le rythme dans le sang
Sur la chaise il fit trois petits sauts
Oh, Sing-Sing, oh, Sing-Sing
Ta chanson, ta chanson chauffe un peu trop
Et quand la nuit tombe sur Sing-Sing
On r'voit nos amours dans le temps
On s'dit qu'on sortira de Sing-Sing
Quand nos poules n'auront plus de dents
Pensent-elles encore à nous en ce moment
Ou font-elles brûler nos photos
Oh, Sing-Sing, oh, Sing-Sing
Ta chanson, ta chanson a le cœur gros

Ainsi meurt la chanson de Sing-Sing
Jusqu'à demain, évidemment...

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Ecoutez, LA PLUIE FAIT DES CLAQUETTES
 
La pluie fait des claquettes
Sur le trottoir à minuit
Parfois je m'y arrête
Je l'admire, j'applaudis
Je suis son chapeau claque
Son queue-de-pie vertical
Son sourire de nacre
Sa pointure de cristal

Bip, bip, bip, la pluie

Aussi douce que Marlène
Aussi vache que Dietrich
Elle troue mon bas de laine
Que je sois riche ou pas riche
Mais quand j'en ai ma claque
Elle essuie mes revers
Et m'embrasse dans la flaque
D'un soleil à l'envers

Bip, bip, bip, la pluie

Avec elle, je m'embarque
En rivière de diamant
Je la suis dans les cloaques
Ou elle claque son argent
Je la suis sur la vitre
D'un poète endormi
La tempe sur le titre
Du poème ennemi

Bip, bip, bip, la pluie

A force de rasades
De tournées des grands ducs
Je flotte en nos gambades
La pluie perd tout son suc
Quittons-nous dis-je c'est l'heure
Et voici mon îlot
Salut, pourquoi tu pleures
Parce que je t'aime, salaud

Bip, bip, bip...

La pluie fait des claquettes
Sur le trottoir à minuit